Vendredi 23 et samedi 24 juillet 2010, le Tour de France paralyse débarque à Bordeaux, pour une arrivée d’étape aujourd’hui sur la place des Quinconces, suivie demain d’un départ contre la montre vers Pauillac. Il s’agira des deux dernières étapes du Tour avant la dernière ligne droite qui se déroulera le dimanche 25 juillet sur les [...]
En tant que jeune padawan sur la longue voie de l’apprentissage de l’art médical, j’avais envisagé un temps de devenir chirurgien. Rien de bien original lorsqu’un jeune étudiant embrasse la carrière médicale. Devenir chirurgien, c’est devenir un dieu vivant, un maître de la lame de 15 et du vicryl 3.0, auréolé [...]
Pudique, il devait l’être sûrement en cet endroit.Il s’installa confortablement dans un fauteuil.
Gêné sans doute par la situation, il déboutonna sa chemise et ouvrit légèrement les deux pans laissant apparaître son torse.C’était sa première fois.Les deux femmes autour de lui s’activèrent pour lui offrir son moment de grâce, son premier contact charnel. Elles lui posèrent [...]
Ce titre est sans doute ironique voire même digne du cynisme de House mais il est des situations où il m’est nécessaire d’évacuer ce que je viens de vivre. C’est un exutoire mais là ce soir le titre du billet reflète la réalité…
Appel à 18h55. Intervention à 25 km à domicile. Une petite fille inconsciente. Un drame [...]
Ben oui je vous l’avais bien dit de surveiller le net, je ne pouvais pas être bien loin surtout lorsque le net est disponible gratuitement !! Alors vous avez droit à quelques news australiennes !
Bref après près de 33 heures de voyage éprouvant où tous les moyens de transport ont été usités…(tram, car, TGV, métro, RER, avion et taxi….), je suis donc arrivé sain et sauf dans la plus célèbre ville australienne, fatigué mais totalement heureux et excité à l’idée de découvrir un tout nouvel horizon ! C’est tout simplement magique de se retrouver la tête en bas, en plein automne, dans cette ville mythique de la côte est australienne…mythique par son célèbre opéra au toit en forme de coquillage dont la construction fut longtemps contreversée mais qui symbolyse aujourd’hui toute une ville sinon toute une patrie ! Mais je ne me suis pas contenté de l’admirer à l’extérieur…j’y suis carrément entré…et en charmante compagnie….hmmmm Zaaccckkkssss (private joke…et mon mari est du même avis et semble un peu déçu de ne pas avoir de vidéo de lui !). J’ai découvert Circular quai d’où partent les nombreux ferrys desservant les différentes cités de la baie de Sydney, Darling Harboug et son quartier festif, la city et ses shopping centers…et encore Oxford Street qui n’a rien à envier à notre Marais parisien…le too much en moins !…bref le pied intégral et un dépaysement total…
Côté météo…hmmm ! disons que c’est l’automne….et que le climat ressemble quelque peu au nôtre. Le premier jour fut plutôt agréable…gris mais sans pluie….le deuxième fut catastrophique avec de la pluie non stop pendant près de 24 heures…mes pauvres chaussures s’en souviennent et sont encore en train de sécher !!…mais bon, c’est le jeu ma pauvre lucette et je ne vais guère me plaindre moi qui me la coule douce en Australie…alors que vous autres….bref !
Je n’allais pas partir sans vous dire un mot tout de même.
Des demain, j’irai jouer ma Nicole Kidman dans un remake du film de Baz Luhrman accompagné de mon fidèle Hugh Jackman….ah non on me signale dans l’oreillette qu’il préfère se la jouer Kylie Minogue…pas de souci moi buvant du schweppes indian tonic et lui fredonnant “I should be so lucky…” ça devrait quand même le faire arpentant Oxford street de la très gay friendly Sydney. Nous la jouerons sans doute plus “Australia” dans l’outback à la recherche des kangourous et sur la piste menant vers les monts Uluru du centre rouge. Nous ferons également un périble en 4*4 telles Telma et Louise sur la plus grande île de sable avant de nous aventurer sur un beau catamaran admirer la barrière de corail. Nous perdrons nous dans la forêt tropical de Daintree, là réside le mystère…
Trois semaines de honeymoon australienne !
Je ne serai pas si loin de vous…gardez l’oeil rivé sur vos fils atom ou rss de vos agrégateurs de blogs…il se pourrait que quelques nouvelles de votre Poussin en Aussiebum agrémentent vos journées et viennent titiller vos rétines et permettent ainsi que je reste malgré tout présent parmi vous pendant mon absence. Oh Miracle du network !!!
Pudique, il devait l’être sûrement en cet endroit.Il s’installa confortablement dans un fauteuil.
Gêné sans doute par la situation, il déboutonna sa chemise et ouvrit légèrement les deux pans laissant apparaître son torse.C’était sa première fois.Les deux femmes autour de lui s’activèrent pour lui offrir son moment de grâce, son premier contact charnel. Elles lui posèrent délicatement son cadeau contre sa poitrine et lui prodiguèrent moult conseil.
Il n’osait pas bouger de peur de le casser.Ses mains novices, légèrement maladroites, trouvèrent leur place pour le caresser.Des bips étranges venaient parfois le déranger mais les deux femmes attentives le rassuraient en lui disant que tout se passait à merveille et qu’il devait absolument profiter de ce moment si particulier.Alors petit à petit il prit confiance. Il se cala au mieux dans son fauteuil et resserra son étreinte collant sa peau chaude, douce et rassurante contre la sienne. Ses quelques poils sur son sillon inter pectoral venaient d’être agrippés par deux petites et frêles menottes. Il sourit. Il commença à lui parler doucement tout en lui caressant le haut de la tête qui se lovait contre lui. Peau à peau. Plus de frontière entre eux. Un partage. De la chaleur. Une prise de contact. Un moment charnel pour se découvrir. Une fusion des sens. Découvrir l’odeur de sa peau, le son de sa voix, être bercer par les pulsations cardiaques…et être apaiser dans ses bras.
Pudique il devait l’être sûrement en cet endroit.Fier d’être père.Heureux de prendre pour la première fois son enfant contre lui et participer à son bien être et à son développement lors de cette première séance de peau à peau.
Pouah !! de la poussière, des toiles d’araignées, une odeur de renfermé…ce nid est devenu insalubre depuis que je l’ai déserté depuis 4 longues semaines. Certain(e)s se sont inquiétés de mon silence. Pas un billet depuis le 10 mars et pas un seul commentaire sur vos blogs respectifs. Poussin n’est pas encore mort.
Que s’est t-il donc passé ?
Une overdose de lapin Or ? Une longue maladie ?…
Rien de tout cela. Je vous rassure, je vais bien. Je n’ai point été fauché par un tramway. Juste besoin d’écouter le silence, de ne pas être esclave d’un nid, juste signe de mon inconstance qui me caractérise dans certains projets. De la lassitude sans doute, de l’absence tout simplement d’envie d’écrire…et puis écrire pour écrire quoi ?
Et puis c’est un cercle vicieux. Tu ne ponds plus un billet parce qu’à un moment T tu n’as pas l’inspiration ou en tout cas tu ne crois pas en avoir ou tu penses que ce tu désires écrire n’intéresseras point…alors à ce moment T tu te tais seul dans le silence. Les jours passent et l’envie de revenir trépasse chaque fois un peu plus. Le temps s’écoule et tu arrives à ce moment T+….où tu te dis que finalement tu peux te passer d’écrire alors tu ne reviens plus…et tes amis blogueurs s’inquiètent à juste titre car tu ne leur as laissé aucun mot sur ta porte, aucune explication sur ta disparition soudaine. Alors c’est à ce moment là que tu décides de quitter ta douce torpeur pour revenir sous les projecteurs pour les rassurer sur ta santé psychique et physique.
Poussin revient donc aujourd’hui.
Je ne vous garantis pas ma présence chaque jour, ce serait trop me demander mais des news de temps en temps…ça je peux le faire.
Ce titre est sans doute ironique voire même digne du cynisme de House mais il est des situations où il m’est nécessaire d’évacuer ce que je viens de vivre. C’est un exutoire mais là ce soir le titre du billet reflète la réalité…
Appel à 18h55. Intervention à 25 km à domicile. Une petite fille inconsciente. Un drame vient de se produire. Le vieux poste de télé, ce mastodonte cathodique de 60 kg, vient de s’écraser sur la gamine. Le VML déchire la route, avale du bitume. Nous sommes sur les lieux en 20 minutes. Nous montons dans le VSAB des pompiers locaux. Ils massent et ventilent depuis 20 minutes. Plein de sang sur la tête, otorragie bilatérale, du sang en abondance dans l’oropharynx et une mydriase bilatérale aréactive…je sais déjà qu’il est trop tard. Je pose l’intra-osseuse. Je passe l’adrénaline en flash. Les pompiers continuent le massage, l’IADE intube et ventile sur le tube. Le tracé du scope reste plat. Je repousse encore et toujours une dose de vie. Rien…mais je sais qu’il est trop tard. J’essaie de comprendre ce qui vient de se passer. Un traumatisme cranien isolé est rarement la cause d’un arrêt cardiorespiratoire…Nous continuons la réanimation pendant quelques minutes. Rien. Je déclare le décès. Je sors du véhicule pour annoncer la triste vérité aux parents effondrés…il ya bien une phrase dénuée de tout sens que j’exècre à dire dans mon métier…”Je suis désolé“…Les parents sont mutiques, tétanisés par le choc. J’essaie de comprendre les faits. Une amie des parents est aussi présente. Elle me regarde les larmes aux yeux et me dit “vous faites un métier difficile…”, je me retiens de pleurer…j’ai les yeux qui brulent mais je dois continuer mon job, m’assurer que le soutien psychologique des parents sera assuré, continuer mon enquête morbide, passer le relais aux gendarmes. Nous montons le corps de l’enfant dans sa chambre à la demande de sa mère qui voulait la voir une dernière fois dans son lit. A côté de cette pièce, le lieu du drame. Je vois le sang sur le parquet, cette fichue télévision sur le sol…et je comprends ce qui s’est passé. La petite fille a du tirer sur les cables. Le meuble n’était pas très stable. L’ensemble s’est effondré sur ce petit corps…et la mécanique fut comparable à ce que nous appelons “le coup du lapin“…traumatisme cervical violent responsable d’ une dysjonction des vertèbres C1-C2 provoquant l’arrêt cardiaque dans cette circonstance. Rien n’aurait pu la sauver.
Le silence est d’or sur le chemin du retour…les esprits sont martelés. Mais il n’y a pas de pause, point de répit. Il faut toujours avancer, tourner la page. Et recommencer dans une heure, ou deux…