1995.
Le grand jour venait d’arriver. Un peu plus de 500 candidats pour 72 places. Du stress dans le ventre jusqu’au bord des lèvres à en être paralysé. Des mois de préparation sanctionnés par des épreuves multiples et variées dont l’anatomie entre autre…Mon cerveau avait accumulé sept bouquins de 165 pages chacun, remplis de schéma et de descriptifs que j’avais ingurgité par la méthode de l’apprentissage du « par cœur » comme lorsque nous apprenons un poème pour le réciter au mot près devant toute sa classe. J’étais capable de les recracher au tac au tac (1 chance au grattage, 1 chance au tirage). Lorsque les portes de l’amphithéâtre se sont ouvertes, j’étais vide. Une page blanche. Je ne savais plus rien. La panique totale s’installa. J’essayai de me réciter la vascularisation du membre supérieur. Rien. Blackout total. Seule la petite aile du sphénoïde avait les faveurs de ma réminiscence neuronale. Je m’installai donc à ma place attitrée avec non numéro de matricule d’anonymat. Mon stylo plume fétiche (à chacun ses grigri et ses TOC), que j’avais reçu le jour de l’obtention de mon brevet, était porté à mes lèvres pour être embrassé trois fois accompagnés d’incantations mentales ( ouais vous pouvez rigoler…) comme si de simples prières païennes pouvait influencer le cours du monde…Les sujets étaient distribués. Des QCM certes mais aussi une vingtaine de questions ouvertes. Je me liquéfiai sur place tant les percussions de mon cœur me donnaient la nausée. Au top départ « vous pouvez retourner vos sujets », je pris une profonde inspiration pour survoler l’ensemble du sujet et appréhender l’étendue du désastre…et là…un déclic…La page blanche initiale venait tout à coup de se remplir de nouveau de schéma et de lignes rassurantes…parce que la cinquième question ouverte que je découvrais avec circonspection était celle dont je me souvenais le plus clairement avant de pénétrer dans la salle : la petite aile du sphénoïde…et cette petite partie d’un des os du crâne s’avérait être un véritable remède à mon Alzheimer de stress. 2 heures après, une cartouche d’encre plus tard, quelques feuilles de brouillon griffonnées après, je rendais ma copie et quittais la pièce satisfait du travail accompli.
Je me souviens particulièrement de cet épisode car je m’étais lancé un défi, celui d’être le meilleur dans cette discipline. Et ce fut chose faite.
D’autres épreuves se sont bien sûr succédées la même année et les autres qui ont suivi. Toujours le même stress, toujours cette peur viscérale de la page blanche, toujours cette remise en jeu de son avenir professionnel. A force d’accumuler des examens et des concours, j’ai fini par en être dégouté. Assez de cette gymnastique mnésique, marre d’avoir cette boule au ventre qui tord les boyaux. Je prépare de temps en temps des diplômes universitaires sanctionnés également par un examen écrit et/ou oral mais je les aborde de manière plus détendue. Je ne sais plus apprendre par cœur, j’ai sans doute flingué la méthode. Mais j’apprends toujours et encore chaque jour, différemment, appuyé sans doute par mes connaissances acquises et mon expérience professionnelle.
Si c’était à refaire, et bien oui maso je suis, je le referai parce que je ne me vois pas faire autre chose.
J’ai eu des good news de notre carré. Son premier jour s’est bien passé et semble très prometteur. En ce début d’après-midi, il planche encore sur la physique et la biophysique. J’attendrai ce soir pour avoir de ses nouvelles.
Lui c’est un peu moi il y a 15 ans.
2010.
Je ne regarderai pas l’élection de Mister France 2010 prévu en février sur NRJ12 vu que l’élection a déjà eu lieu le 15 décembre à Tahiti…mais vu le décalage horaire énorme…faut attendre deux mois pour avoir le différé…alors vous pouvez toujours aller regarder les ex futurs candidats malheureux sur le site des garçons sensibles pour vous faire une petite idée…mais bon le gagnant c’est Mister Côte d’Azur alias Anthony Garcia…Autant vous avouer de suite que ce jeune homme me laisse entièrement de marbre tout comme les autres 28 testotéronés de plus de 1m80 affichant des tronches,comment dire, aussi expressives qu’un merlu qu’on aurait oublié de frire…Et pour être un canon de beauté, faut être sorti de prison break avec un côté loubard, avoir soulevé des tonnes de fonte pour avoir des pecs et des abdos super dessinés, être passé entre les mains de l’esthéticienne pour enlever tous les poils qui dépassent, avoir perdu plusieurs heures devant sa glace pour s’enduire généreusement en débordant d’autobronzant pour obtenir ce suberbe teint carotte qu’un lapin affamé refuserait s’en doute de croquer de peur de succomber à d’atroces souffrances…Enfin tous les goûts sont dans la nature !

Pendant 48 heures la semaine dernière, la solitude m’a rattrapée, celle que j’avais oubliée depuis de nombreuses années depuis que je déguste avec bonheur le plaisir de vivre à deux.
Pour des raisons professionnelles, une formation, Lyon m’a ouvert les bras en fin de semaine dernière.
Voyage aérien en nouvelle classe voyageur made in Air France…de l’économique rebadgé à la même saveur insipide d’un vol embarqué dans un espace réduit de 0,5m2.
Arrivée à Lyon Saint Exupéry. Trouver un bus pour rejoindre le centre ville. 30 minutes de trajet…pas commode mais bon pour le tarif, c’est imbattable.
Errance au point de largage, mon sens de l’orientation déficient malgré une map de la nouvelle city m’oblige à faire le tour de la place pour trouver l’avenue adéquat…mon Homme l’aurait sûrement trouvé en moins de deux. Je traine ma valise bleu sur le bitume du trottoir. Je croise quelques âmes en peine qui me demandent leur chemin. Je ne suis pas d’ici mais regardez ma carte !…Je tourne à droite au bout de dix minutes de marche. Arrivé à destination. Hôtel deux étoiles à distributeur automatique, pratique, mais dénué d’humanité. Je rentre dans ma chambre. Un grand lit. D’ordinaire, l’hôtel est pour moi synonyme de vacances, toujours accompagné par mon cœur mais là c’est nettement moins fun. Une douche. Et hop j’essaie d’appeler Morphée. Il ne vient pas. Quel fainéant ce mec. Il me dit qu’il fait trop chaud dans cette pièce et qu’il viendra me rejoindre pour bercer ma nuit que dans 1 heure ou 2, histoire pour moi de tester différentes positions pour apprivoiser mon sommeil. Après une quarantaine d’essais infructueux, Morphée est là enfin. Mon Homme est beaucoup plus efficace que ce mec pour accompagner mes nuits !
Lever matinal. Une douche. Petit déjeuner. Je pars bosser…
12h. Fin de la 1ère séance de working. Je m’engouffre dans les bas-fonds lyonnais, ligne D. 15 minutes plus tard je ressors des souterrains et découvre la grande place Bellecour, pas de quoi pavoiser…j’erre sans plaisir dans les rues lyonnaises. La ville est belle mais elle est terne sans lui. Un sandwich à la main, je lèche les vitrines aux enseignes sans mystère. Y’a toujours une Fnac ou un Virgin pour passer le temps et vous rappeler que vous le tuez parce que vous vous sentez seul, vidé de toute envie. Je repère malgré tout quelques endroits fashion, réminiscence de ma « touch gay », un petit bar à l’allure sympa, mais sans doute plus si je n’étais point isolé. Après une heure et demie de flânerie dans ces rues inconnues, je retourne sur mes pas, reprend la galerie souterraine.
14 h. Reprise du trafic neuronal…j’oublie pendant trois heures ma solitude.
Les lecteurs du magazine au papier glacé avec toujours des coverboys à nous donner des complexes que notre petit Nono connait bien
ont décidé….et moi je suis encore tout retourné par leur verdict sans appel.
J’aimerai connaître l’avis de mes lecteurs, ceux qui quotidiennement prennent place dans mon nid de petit poussin…
Alors soyez franc, honnête, sincère
Votez à votre tour pour le plus sexy à vos yeux, celui pour lequel vous seriez prêt à n’importe quoi pour l’avoir à vous tout seul…
Invitez vos amis, votre famille pour faire entendre votre voix !
Votez plusieurs fois si vous le désirez
Et je ferai un petit article sur votre joueur le plus sexy !!
Les votes sont dorénavant ouverts jusqu’au Mardi 24 novembre 8:30 !
PS : les photos sont issues du site ci dessus cité…telles qu’elles ont été proposées aux lecteurs.
Sécurité, sécurité, quand tu nous tiens….les fouilles corporelles sont à priori jugées dégradantes par de nombreux voyageurs et agents de sécurité aéroportuaires. Depuis quelques temps, Manchester s’est équipé du full body scan, appareil hautement sophistiqué permettant carrément de mettre à nu un futur passager jusqu’à sa plus intime profondeur…prothèse de hanche ou du genou jusqu’aux organes génitaux qui délivreront leurs secrets (ben oui les Prince albert et autres cockrings seront découverts, ainsi que les nouveaux suppos très agressifs !). Les autorités, dans les milieux autorisés…, affirment bien entendu que ces clichés aucunement érotiques (ben voyons…y’en a qui vont pas se gêner pour se rincer l’oeil !!) ne seront pas archivés (tu parles…). Les passagers auront le droit de refuser de se soumettre à ce scanner…et devront donc avoir recours à la bonne vieille méthode de la fouille corporelle. Soit. Mais s’il persiste un doute ?….adios le voyage au soleil !
Ce que j’en pense ?
Niveau sécurité…oui faut mettre le paquet (nan je n’ai pas dit mettre la main au paquet)…tous les moyens sont bon pour assurer notre survie même si cela frise avec la paranoïa, le risque zéro n’existant pas mais je trouve cela vraiment hypocrite de prétendre que ce scan est beaucoup moins dégradant !…pfff autant dire à tout le monde de se foutre à poil, d’écarter les cuisses et de pousser un grand coup comme cela est fait dans certaines prisons de haute sécurité…parce qu’il ne faut pas se leurrer, un jour ce sera vraiment réel et nous y réfléchirons à deux fois avant de prendre l’avion !!
Deuxio….sécurité général versus santé publique…et oui qui dit scanner, dit rayon…dit rayonnement X…dit accumulation de doses irradiantes…dit futur problème de santé pour les afficionados des transports aériens, qui en plus se chopent une mégadose de rayons X à chaque vol (rayonnement solaire intense)
Alors, en attendant que ce système se généralise, je choisirai la fouille au corps :)…ça peut être sympa si tu tombes sur un bel éphèbe bien moulé dans sa tenue !!!
Francis me l’a fait remarquer à plusieurs reprises…il me semble que tu es un vidéaste…! Hmm je n’aime pas trop ce titre. Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce que j’y perçois une petite connotation perverse (ouais vidéaste…ça me fait penser à un libidineux qui enregistrerai ses exploits sexuels dans la fange d’une pièce glauque). Nan…j’utilise juste mon caméscope de temps à autre pendant les vacances et je m’amuse à monter les rushs pour en faire une vidéo sympathique.
J’ai commencé ce hobby lors de mon deuxième séjour à Saint-Martin. Puis un deuxième film fut réalisé lors de mon voyage à New-York en 2008. Un troisième montage m’a demandé beaucoup de temps, celui sur la Toscane.
A chaque fois, je dois visualiser les rushs, faire des coupes, les assembler, penser aux musiques, les coller, faire des fondus…un temps énorme !
Alors, parce que Francis va finir par ne pas me croire,
je vous livre en avant première ma dernière création “Croatia 12 points”…durée environ 23 minutes
Ne vous attendez surtout pas à un chef d’oeuvre méritant le prix du jury au prochain festival de Cannes. C’est juste un film de vacances !!!J’attends simplement de vous des critiques objectives. Comme Dailymotion ne permet pas la publication d’une vidéo de plus de vingt minutes, j’ai du scinder ma crétaion en deux parties !
Et donc la deuxième partie…
Ce blog va virer au culte de la personnalité. Ce blog change de direction à vue d’oeil. Deviendrait-il une concentration de beaux clichés pour maintenir à niveau une persistance rétinienne ?
Nan, Poussin reviendra sur le devant de la scène mais je ne pouvais pas passer à côté de cet événement photographique homoérotique. De bien belles images issue du formibable talent de croqueur d’homme de Bruce Weber qui nous délecte les pupilles de notre icône de star de football. Comme elles sont reprises dans un bon nombre de sites, je soulignerai donc pour les droits d’auteur que ces images tentantes sont de Bruce Weber et qu’elles sont parues dans le numéro hors-série de Sport&Style n°18 de L’Equipe !
Voilà c’est dit
N’oubliez pas vos bavoirs…
De retour parmi vous depuis plus de deux semaines, ce n’est qu’aujourd’hui que je consens à vous livrer ici même quelques photos de mon récent voyage.
Après 1600 km de bitume fièrement engloutis par mon bolide découvrable, nous sommes arrivés émerveillés dans un nouveau pays agréablement étranger tant dans ses sonorités linguistiques que dans ses paysages particuliers. Nous avions décidé de nous établir en premier lieu sur une des nombreuses îles composant la côte croate…Otok Pag…l’île de Pag. Un enchantement visuel. Imaginer un peu la Lune…envisager que la vie puisse fleurir…ajouter de l’eau, élément essentiel à la survie…et vous obtiendrez très facilement ce que nous avons vécu pendant une semaine. Des véritables sélénites dans un décor de rêve.

Dans cette ambiance lunaire, nos corps se sont prélassés sur des plages de galets et plongés dans une mer adriatique à 28°c pendant que nos yeux gourmands dévoraient avidemment de beaux éphèbes croates et italiens aux dimensions généreuses, sculptés de mains de maîtres, bronzés à l’huile, véritables tranches de jambon à croquer à pleine dent tandis que nos oreilles rythmaient notre repos bien mérité par des basses tonitruantes des clubs de plage version techno-house qui feraient palir Ibiza !
Comme bon Français en vacances, nous n’avons pas omis le côté …ture après la phase cul.., même si notre libido échauffée pendant cette quinzaine aurait pu nous faire oublier de quitter notre chambre pour apprécier un tout autre aspect de la vie croate, en flanant un peu plus au Sud à Split non sans avoir épongé un putain d’ orage de sa mère tellement l’eau était abondante tellement des petits japonais étaient pris au piège par des caniveaux en plein débordement…



Vestiges romains au coeur d’une cité en plein bouleversement touristique.
C’est en Istrie au nord du pays que nous avons terminé notre périple à une dizaine de km de Pula, autre ville phare, célèbre pour son arène antique conservée.
Au bout de l’Istrie, une petite peninsule au littoral protégée nous a accueillis dans ses criques où votre serviteur s’est amusé à se prendre pour un Adam sans sa feuille de vigne…(tiens ça me donne une idée pour plus tard)il y a bien une preuve photographique mais vous ne pensez tout de même pas que je vais la publier ici…ça pourrait choquer les personnes sensibles !!
Autant vous dire que le retour à la réalité bordelaise fut difficile mais ça y est je suis de nouveau dans la course…en attendant la prochaine excursion.
Lundi. Fin d’après-midi. Retour de plage où je me suis doré la pilule bercé par le ressac des vagues sur le sable de la côte sauvage. Je reprends ma voiture. Je décapote. Madonna m’accompagne sur le dancefloor. Et là je lis un écriteau « Bordeaux » à la sortie du parking. Au bout de cette pancarte, une femme d’une quarantaine d’année. Pourquoi ai-je décidé de m’arrêter, moi qui ne prends jamais personne en stop ? Petit sursaut d’humanité sans doute, envie de faire un petit geste empathique ?…Allez je devais pouvoir partager mon bolide avec elle.
La discussion s’installe, je baisse le son afin que Madonna susurre en bruit de fond ses confessions. Ma passagère est prolixe et me raconte sa vie, sa philosophie quotidienne très Carpe Diem. Au chômage depuis 5 ans, détruite moralement par un harcèlement intensif de son ancien patron, ayant coupé les ponts avec sa famille peu aidante, mon auto-stoppeuse profite des joies simples que la vie lui réserve sans se plaindre en profitant du jour présent, en s’appuyant sur un système D pour source financière. Elle est heureuse comme ça et arrive à se faire plaisir en allant à la plage, sa drogue douce en trouvant toujours quelqu’un pour la prendre en stop. Jamais de complainte sur le système. Aucune critique négative. Aucune envie de retravailler également, sûrement bohème. Son studio est entièrement remboursé. Pas de crainte de devenir SDF. Des petits billets au black et le tour est joué. J’admire ces personnes qui arrivent à déballer quelques clichés instantanés de leur vie quotidienne, loin des banalités sur la météo ou le pouvoir d’achat, à des oreilles inconnues mais attentives. Le fossé paraissait immense entre nous…socialement parlant mais l’espace d’une ballade les cheveux au vent nous étions deux parfaits inconnus engagés dans une conversation très philosophique. La route fut rapide. Je l’ai déposé non loin de chez elle. Chacun a repris le cours de sa vie tandis que Madonna se faisait remplacer par OGMT sur le devant de la scène.
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