Saisir l’occasion

Categories: Emergency Room

ha_haJ’utiliserai tous les moyens pour arriver à mes fins. La vengeance est un plat réfrigéré. La justice morale se doit d’exister dans ce monde pourri, vérolé par des individus manipulateurs, hypocrites, démagos, usant de leur pouvoir de destruction psychologique.

J’ai passé deux années d’enfer à me déliter progressivement face aux multiples ogives nucléaires lancées par mon ancien chef, devenant l’ombre de moi-même sans possibilité de me défendre par crainte de représailles encore plus agressives sur le plan psychologique. La démagogie associée à une parfaite rhétorique constitue une arme redoutable pour manipuler les esprits. Mensonges, coup bas, insultes vis à mis de mes parents, critiques négatives à mon égard en dehors de ma présence bien entendu pour mieux me rabaisser vis-à-vis de mes collègues ou pire de parents de patients et même outing subtil avant même d’arriver à mon poste, mise en danger d’une équipe …et j’en passe.

Tout le monde est au courant. Personne ne dit rien. Tout le monde subit mais il faudra bien à un moment que ce jeu malsain cesse. Mais lorsque l’occasion est offerte de parler pour donner son avis sur l’avenir de son bourreau, il faut la saisir et en profiter pour vider son sac et crever l’abcès. Les opprimés doivent s’unir, constituer une armée, rapporter des faits, accumuler des preuves contre ce personnage tyrannique qui ne devrait pas obtenir son dernier gallon.

Et quel châtiment plus élégant pour celui qui veut prendre le pouvoir par tous les moyens que celui de lui interdire tout simplement l’accession au poste le plus convoité de notre hiérarchie ? Ce sera certainement peu cher payé pour toutes ses bassesses mais si mon souhait est exaucé, j’aurai sans doute un sourire jubilatoire presque sadique aux lèvres et une bonne coupe de champagne au creux de l’estomac pour me réjouir de ce juste et réparateur verdict…mais dans le cas contraire où les décideurs d’avenir n’auraient pas été suffisamment éclairés et accompagnés sur le bon chemin, celui de la vérité, celle d’un homme qui ne mérite pas d’être couronné, il sera alors grand temps de changer de cap avant que le navire ne sombre dans des eaux encore plus sombres.

Je ne sais pas quand cette décision importante sera prise…mais je l’attends avec une certaine impatience…

Les boulets…trop lourds

Categories: Emergency Room

L’acidité de mes propos explose exponentiellement parallèlement à l’accumulation d’heure de présence hospitalière…pour faire court, depuis mon retour guadeloupéen le 17 février, j’entame la 120ème heure de  ma semaine de 14 jours…et depuis hier j’accumule les boulets…et moi les boulets c’est plus fort que moi mais faut que je les acidifie grave !

 img_09761Donc en cette belle journée pré printanière du 27 février vers 16h zéro zéro, mon ticket de flip flap tour gratuit (mais pour vous c’est 2500 euros les 30 minutes !) en poche, les checkups de la sécurité civile vérifiés (dix minutes…no comment mais Poussin is on board alors la sécurité est primordiale !!), 50 minutes de vol au dessus de la côte (sauvage…grrrrr) de la côte atlantique, me voilà arrivé à Bayonne pour assurer le transport d’un nouveau né aux intestins scandaleusement paresseux et aux malformations multiples pour le CHU de Bordeaux…

 

vueaerienne_650recadreePassablement énervé d’emblée car je savais qu’après ce transport, je devais enquiller sur un autre (Bordeaux-Dax…Dax-Bordeaux), je descends de la flip flap machine sur la DZ du toit hospitalier de la côte basque. Premier boulet…Je dois prendre l’ascenseur spécial sécurisé pour me rendre dans les profondeurs abyssales de l’établissement de santé. Mais ce n’est pas un ascenseur ordinaire…juste un monte charge de luxe commandé à l’extérieur par un agent de sécurité, pas futé…Je suis seul à l’intérieur. Et là….c’est presque la tour de la terreur parce que cette cage où je suis prisonnier tombe assez rapidement d’un étage avec un bruit lourd métallique comme si elle venait de se décrocher…je n’ai pas peur certes mais là je ne suis quand même pas rassuré. Le premier boulet aurait pu me prévenir que c’était normal !!!!! Celui là je n’ai pas pu l’acidifier mais la prochaine fois je ne vais pas le louper !

J’arrive néanmoins à destination avec tous mes membres encore bien attachés.

2160Malheureusement quand on a la chance de croiser un premier boulet, celui-ci en cache régulièrement un deuxième…souvent pire !…ben je l’ai eu. Tout d’abord gentil, il m’accompagne dans le dédale de couloir et d’ascenseur…labyrinthe torturé sorti de l’imagination d’un architecte ayant assurément eu un bad trip avec une très mauvaise extasy (genre faut prendre un ascenseur pour descendre 1 mètre…ben oui le nouveau bâtiment n’est pas à la même hauteur que l’ancien…j’hallucine grave !)…jusqu’au service où je trouve mon petit colis. Examen clinique du nouveau-né, lecture du dossier médical, ajustement des prescriptions, changement de perfusion (matériel non compatible forcément entre 2 établissements de santé…) bref je bosse et je n’enfile pas des perles…Le deuxième boulet commence sans doute à trouver le temps long et m’informe qu’une autre flip flap machine doit atterir dans 22 minutes…genre dépêche toi je n’ai pas que ça à faire de t’attendre…et moi de lui répondre « et alors ? Je ne peux pas aller plus vite que la musique…et l’autre hélico ben il devra attendre un peu…(genre chacun son job !) »

Mon deuxième boulet commence à souffler. Ça m’agace. L’acide me monte en bouche…acide oui mais subtil.

Je finis de m’occuper de mon bébé. Installé confortablement et en sécurité dans son incubateur volant. Nous pouvons repartir…il reste 15 minutes avant que l’autre hélico n’atterrisse…je le fais remarquer à mon deuxième boulet…je l’agace….

Il me lance : « j’espère que vous n’avez pas demandé votre mutation au pays basque. Vous ne l’aurez pas ! »

Moi : « Pfff le pays basque je n’ai aucunement l’attention de m’y installer…ça tombe bien ? »

Lui : « Parce que vous savez, on a refait le plein de bonbonne de gaz !! »

Il me menace le boulet !

Moi : « Faut faire attention avec ces petite choses…ça peut vous exploser en pleine face ! »

Les échanges furent très cordiaux jusqu’à ce que je remonte enfin dans mon engin volant…

En le quittant, mon boulet basque, je le salue bien bas et lui envoie : « L’indépendance ne vous sauvera pas »…(sous entendu personnel : tu resteras toujours aussi c..)

 J’ai sans doute mauvais caractère quand je suis crevé et énervé…mais faut pas me chercher !

Je déteste les boulets.