Info: 1 décembre 2009 Posted by: Poussin 17 comments

Pendant 48 heures la semaine dernière, la solitude m’a rattrapée, celle que j’avais oubliée depuis de nombreuses années depuis que je déguste avec bonheur le plaisir de vivre à deux.

Pour des raisons professionnelles, une formation, Lyon m’a ouvert les bras en fin de semaine dernière.

Voyage aérien en nouvelle classe voyageur made in Air France…de l’économique rebadgé à la même saveur insipide d’un vol embarqué dans un espace réduit de 0,5m2.

Arrivée à Lyon Saint Exupéry. Trouver un bus pour rejoindre le centre ville. 30 minutes de trajet…pas commode mais bon pour le tarif, c’est imbattable.

avl

Errance au point de largage, mon sens de l’orientation déficient malgré une map de la nouvelle city m’oblige à faire le tour de la place pour trouver l’avenue adéquat…mon Homme l’aurait sûrement trouvé en moins de deux. Je traine ma valise bleu sur le bitume du trottoir. Je croise quelques âmes en peine qui me demandent leur chemin. Je ne suis pas d’ici mais regardez ma carte !…Je tourne à droite au bout de dix minutes de marche. Arrivé à destination. Hôtel deux étoiles à distributeur automatique, pratique, mais dénué d’humanité. Je rentre dans ma chambre. Un grand lit. D’ordinaire, l’hôtel est pour moi synonyme de vacances, toujours accompagné par mon cœur mais là c’est nettement moins fun. Une douche. Et hop j’essaie d’appeler Morphée. Il ne vient pas. Quel fainéant ce mec. Il me dit qu’il fait trop chaud dans cette pièce et qu’il viendra me rejoindre pour bercer ma nuit que dans 1 heure ou 2, histoire pour moi de tester différentes positions pour apprivoiser mon sommeil. Après une quarantaine d’essais infructueux, Morphée est là enfin. Mon Homme est beaucoup plus efficace que ce mec pour accompagner mes nuits !

Lever matinal. Une douche. Petit déjeuner. Je pars bosser…

belc

12h. Fin de la 1ère séance de working. Je m’engouffre dans les bas-fonds lyonnais, ligne D. 15 minutes plus tard je ressors des souterrains et découvre la grande place Bellecour, pas de quoi pavoiser…j’erre sans plaisir dans les rues lyonnaises. La ville est belle mais elle est terne sans lui. Un sandwich à la main, je lèche les vitrines aux enseignes sans mystère. Y’a toujours une Fnac ou un Virgin pour passer le temps et vous rappeler que vous le tuez parce que vous vous sentez seul, vidé de toute envie. Je repère malgré tout quelques endroits fashion, réminiscence de ma « touch gay », un petit bar à l’allure sympa, mais sans doute plus si je n’étais point isolé. Après une heure et demie de flânerie dans ces rues inconnues, je retourne sur mes pas, reprend la galerie souterraine.

14 h. Reprise du trafic neuronal…j’oublie pendant trois heures ma solitude.