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Synopsis :

 Six destinées qui vont, l’espace d’un instant, dans un aéroport grouillant de vie, se bousculer, se séparer et se retrouver. Et si ses personnages étaient en train de vivre, sans le savoir, le moment le plus important de leur vie. Olivier et Lila… Va-t-il rater l’amour ou va-t-elle rater l’avion ? Julia et Marcel… Va-t-elle rater sa mort ou va-t-il rater sa vie ? Fanny et Max… Va-t-elle manquer de courage ou va-t-il manquer de chance ?

Prenez une mère atteinte d’un cancer décidant de choisir sa destinée, ajoutez ses deux filles distantes l’une de l’autre pour une broutille de pacotille, un père divorcé et sa petite fille, un psychanalyste plus perturbé que ses patients, un amour de jeunesse vieillissante mais toujours au top grâce à la nouvelle technologie, une célibattante blonde qui rêve du prince charmant, un écrivain sur le retour bourru et cruel, et un policier déjanté fan de Jack Bauer…Mixez le tout avec une cuillerée canadienne dans un aéroport français…et vous obtenez ainsi un nouveau film chorale à la mécanique bien rodée tout en rondeur et délicatesse à la mode de « love actually » mais terriblement moins percutant que « Collision (Crash) ».

« Je vais te manquer » est un agréable moment de ciné bourré de charme  proposé par Amanda Sthers.

Plusieurs thèmes y sont abordés : le choix de sa mort, la destinée, la recherche éperdue de l’amour, la passion regrettée, le racisme, la liberté… Chaque moment entre deux vies est important et semble vouloir relier les uns aux autres de parfaits inconnus.

Une pléiade d’acteur appuie la réussite de ce premier film sans prétention : Carole Bouquet, toujours aussi belle, touchante et sensible dans son rôle ; Pierre Arditi, toujours parfait dans un rôle qu’il endosse à merveille ; un excellent Lonsdale ; sans oublier Cécile Cassel, Mélanie Thierry et Patrick Mille…

Ce n’est évidemment pas le film français du siècle qui va révolutionner le cinéma des dix prochaines années mais il est très agréable à regarder et à apprécier.

Mention particulière pour la scène introductive laissant planer l’ombre d’un drame et la scène finale que j’ai trouvé particulièrement poétique.