Réanimation :

Un Poussin en état de mort apparente…massage cardiaque….ventilation….intubation…..adrénaline…..

Bip…Bip

« Docteur, je crois que nous avons un pouls »

« Je ne sens rien »

« Si là »

« Où ça…? ah oui ça y est je le sens…il n’est plus tout à fait là quand même »

« ici non mais là bas oui ! »

« Faites qu’il se sente mieux, surveillez le bien, essayez de ramasser le plus de plumes, il va en avoir besoin pour renaître à nouveau »

« Bien Docteur….et où je les envoie ? »

……………………………………………………………………………    http://leniddupoussin.revolublog.com

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C’est avec regret que je t’annonce le décès de Poussin…Tu t’es sans doute aperçu que depuis quelques temps l’accès à ton nid préféré devenait difficile (Boutfil notamment)…prélule à un problème beaucoup plus grave…une maladie perfide à laquelle même les spams ne résistent pas. Tu l’as peut-être constaté lorsque tu t’es acharné à vouloir me laisser un petit commentaire…ça rame ça rame mais ta prose ne prend pas racine et s’évanouit dans les limbes éternels du web…Merci à Virginie de m’avoir informé de cette situation particulièrement létale pour laquelle aucune solution (SAV Virginie Rosseti) n’est envisageable. Je vais tenter de préserver mes mots doux mais pour le moment je n’ai même pas accès à la base de donnée par mon client ftp. Cela m’ennuierait au plus haut point de perdre tout mon écrit…fatale est la destinée du Poussin. Heureusement je suis doué pour la réanimation…je ne doute pas un instant que Poussin renaitra tel un courageux Phoenix…sans doute à une nouvelle adresse….Il me faudra tout reconstruire…tout recommencer…comme la vie est un éternel recommencement, le web l’est aussi !

n’hésites pas à me soutenir moralement par le biais de mon mail

leniddupoussin@gmail.com       mon seul lien qui m’unit encore à toi

RIP Poussin

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ah qu’il est facile ce titre…tu te doutes bien à la lecture de ce titre alléchant ce dont je vais te parler après mes trois semaines de silence. Tu commences à t’y habituer d’ailleurs à ma production au compte goutte et je commence également à m’habituer à la baisse de fréquentation de mon nid mais peu importe je n’écris sans doute pas pour être lu ni pour être commenté quoique…Mon Homme et moi avons pris une semaine de congé en début de ce joli mois de mai où la météo estivale nous autorisait à faire ce qu’il nous plaisait

….un jeu de rôle particulièrement intéressant puisqu’inédit où nous avons pu tester moultes activités plus ou moins éreintantes et tuer d’innocentes victimes sur l’autel de notre ignorance en terme de gros travaux. Tu vois celle qui s’habille en salopette bleue, si si la blonde qui anime tes dimanches soirs et qui est sujette à de nombreuses critiques parce que soi disant ses goûts en matière de déco intérieure sont discutables…et bien nous avons joué à une semaine pour tout changer avec un handicap de poids…ben oui parce que l’équipe complète des 40 artisans soit 40 paires de mains habiles n’est jamais arrivée nous laissant dans le désespoir le plus abyssal nous, nos deux paires de mains, et la carte maison de notre magasin fétiche qui, parait-il donne vie à tes envies…Ouais…tu n’imagines pas à quel point ce lieu synonyme de testostérone à la Mike Delfino, où pourtant les femmes sont finalement les premières clientes, est à mille lieue de ce que j’aime. Autant je pourrai être incollable sur l’informatique, le multimédia et autres bijoux technologiques, autant je suis une véritable cruche au rayon bricolage…ça c’est sans doute parce que je n’ai pas été un vrai mâle attiré par la plomberie, l’électricité, l’outillage…et que j’aurai dû regarder plus souvent mon père travailler à la maison d’arrache pied, lui qui a bâti pratiquement toute ma maison d’enfance de ses propres mains au lieu de fouiller dans la trousse de maquillage de ma mère. Et pourtant je crois que j’ai eu une véritable révélation le jour où j’ai pris ma brosse à rechampir pour la première fois…Moi qui croyais ne pas aimer le bricolage (enfin le petit…) parce que je croyais ne pas savoir faire, ne pas avoir envie de le faire…voilà que maintenant j’adore et que je m’étonne comme si je découvrais une partie de moi que je ne connaissais pas encore.

Ne va pas croire qu’en une semaine nous avons fait de grands travaux….la base était saine fort heureusement car nous n’avions pas estimé l’ampleur de la tâche…Tu vois le crépi ? Alors tu peux facilement imaginer l’état de nos murs dit « à l’aspect en gouttelettes projetées », très moches et pas adaptés pour déposer nos tirs croisés de peinture, et Dieu sait qu’au final nous avons énormément tirés en une semaine. Mais avant de pouvoir s’époumoner à cette activité physique, il a fallu enduire (et non s’enduire…quoique des projections furent inévitables) les murs avec près de 45 kg d’enduit…et je t’épargne les détails sur les différents types d’enduit et les différentes manières de le passer…puis poncer les murs. Aie ! Partie délicate au risque de transformer la pièce en un véritable cartel colombien au trafic illicite qui aurait égaré sa poudre magique (des kilos entiers…) sur le sol…et d’ailleurs mon homme ne s’est pas trompé en me confiant aveuglément la tache préférant enduire…je le soupçonne d’ailleurs d’avoir eu des pensées lubriques en me voyant monter et descendre l’échelle torse nu, en sueur, en train d’astiquer chaque centimètre carré de surface…euh là je m’égare mais je te le dis nous sommes restés de marbre et professionnel (enfin amateur…) jusqu’au bout de notre labeur. Nous avons fait une victime innocente…et presque une deuxième. L’aspirateur n’est assurément pas un junkie de poudre fine…RIP ! En revanche, la chatte, qui jusque là s’était montrée plutôt discrète et prudente préférant se dorer le poil sur la terrasse, s’est vautrée de tout son poids dans la poussière et pas qu’une fois….un mythe tombe : le chat n’est pas propre ! A ce moment là nous pouvions dire que notre nid douillet ressemblait étrangement à un mix de Beyrouth et de Fukushima. Un véritable bordel sans les filles (enfin dans notre cas…sans les boys) de joie. « Nétwayé, baléyé, astiké, Kaz la toujou penpan »

Après ce travail herculéen (sans les muscles…), tout était enfin prêt pour que nous puissions profiter des conseils de pose de peinture de ta blonde préférée ci dessus déjà citée. Protection des sols, dégager les angles, manier le rouleau, poser verticalement et croiser horizontalement et lisser…Monocouche c’est marqué sur le pot…pffff mensonger comme toujours…au moins deux couches…voire trois lorsque le magasin « pour réussir » fait une bourde monumental dans le mélange du liquide coloré et qu’une fois rentré tu te tapes le mélanges manuellement pour au final avoir une couleur différente d’une ou deux nuances…et là pas glop.

Mais je crois que nous pouvons être satisfait de notre centaine d’heures de boulot intensif durant cette petite semaine de congé. Même mon père, avare en compliment, a finalement dit que pour des amateurs pur jus nous nous étions pas si mal débrouillés…bon tout n’est pas parfait et n’est pas encore terminé mais l’essentiel est réalisé.

Bien sûr tu vas me réclamer des preuves….tu peux toujours courir va !

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Regarde moi. Je suis là dans ma chambre presque en tenue d’Adam à la création du monde. Un psyché accroché au mur me contemple. Mon reflet dans le miroir semble s’interroger. Qui es-tu vraiment ? Je ne te vois pas entièrement, caché derrière ta part d’ombre. C’est normal, la lumière de la pièce est tamisée. Les couleurs ocres polissent la réalité. Dans cette chambre, je suis tel que j’apparais aux yeux de mes proches. Dans ce miroir réside une autre part de moi-même telle que je la dévoile dans ma sphère virtuelle à de parfaits inconnus, même si quelques brides de leurs vies me sont confiées grâce à leur chevalet version 2.0, je ne les connais pas vraiment. Je pourrai être totalement nu là devant ma glace, sans étoffe pour dissimuler l’objet des gourmandises, mais que me resterai-t-il  ?

Mon reflet et moi. Deux versions différentes pourtant si complémentaires. Mes amis me connaissent-il aussi bien que je le crois ? Et s’ils tombaient par hasard sur mon nid ? Seraient-ils étonnés, surpris par mes écrits ? Découvriraient-ils ce reflet  ? Seraient-ils gênés de me regarder presque nu debout à contempler mon double ? Seraient-ils mécontents parce que derrière ce psyché j’y emporte également quelques morceaux d’eux-mêmes sans leur consentement ?

Toutes ces questions, aux réponses incertaines, me provoquent une agitation neuronale. Je tourne en rond dans cette pièce où je livre sans fard quelques parcelles de mon intimité. C’est par le biais d’une conversation avec mon Homme que ces interrogations ont surgi pour me rendre perplexe . Suis-je à ce point si exhibitionniste dans ce lieu fait de lettres et d’images ? Le terme est sans doute mal choisi. Ici même, dans cette chambre, vous êtes ce miroir. Il semble que je me dévoile plus que je ne le fait dans le monde réel. Et pourtant je pense toujours être moi-même. Je n’ai pas l’impression de me cacher aux yeux de mes plus proches intimes. Je ne crois pas être si différent ici qu’au quotidien. Il m’est sans doute plus facile d’écrire que de parler parce que je prends le temps de la réflexion, nécessaire pour coucher les mots justes et tenter de décoder mes pensées. L’écriture est organisée, intellectualisée, réfléchie avant d’être jetée ici telle une vague pleine d’écume refoulant sur la plage abandonnée son lot de sédiments. L’oral me bloque sans être pour autant un autiste ravagé par ses stéréotypies. J’ai besoin de temps pour être en confiance et réussir à briser les chaînes qui me retiennent. Je préfère observer, analyser, écouter avant de briser la glace, celle que l’on me reproche souvent de porter telle une combinaison de protection digne des pires catastrophes atomiques. Dois-je ouvrir la porte de ma chambre à ceux qui me côtoient afin qu’ils me connaissent mieux ? Je ne sais pas. Mon Homme non plus même s’il m’avoue que finalement il préfère me garder entier pour lui, moi et mon reflet. Et pourtant si je voulais que tout cela reste « secret », je n’écrirai pas un blog mais un carnet de note scellé comme une adolescente aux hormones bouillonnantes, je ne tamiserai pas la lumière de cette chambre, j’en retirerai tout simplement ses couleurs et son ampoule. Je resterai alors dans le noir…mais à coup sûr entièrement nu….c’est là tout le paradoxe du blogueur et de son sanctuaire privatif.

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Cette date du jour m’est symbolique. Elle raisonne comme une naissance, celle que j’ai vécu il y a maintenant neuf ans aujourd’hui, à quelques heures près. Une semaine après la naissance de mes neveux, un 21 avril 2002, que beaucoup d’entre vous associent à un coup de grisou dans notre monde politique. Ce 28 avril 2002 marqua le début de mon histoire au terme d’une rencontre qui au début ne devait se résumer qu’à une discussion autour d’un verre. Cet échange continue encore et toujours aujourd’hui et se renforce de jour en jour, verre après verre, plat après plat toujours plus délicieux les uns que les autres. Chaque jour qui passe est une pierre précieuse, un ciment indestructible qui renforce un peu plus mon amour pour Lui. Depuis ce premier jour, je me suis transformé, ouvert au monde comme si je voyais pour la première fois une vie que je pensais faite pour les autres. Et qu’elle est belle cette vie à ses côtés !

Et l’autre monde qui s’en va

Dans la pénombre glissent des pas

Et l’on sait à peine d’où tu viens… tu vas

L’on sait bien quand même dire

Faut pas qu’tu t’en ailles Jamais

Toi l’amour

Revient toujours

Retient le jour

S’incline au vent d’aimer

Car l’amour

Est à nous

Pour toujours

Malgré le monde qui saigne

Je l’appelle

Malgré l’obscur malgré l’obscène

Je l’appelle

O poussière de sentiment qui devient plaine

Je l’appelle

Tu recouvres l’âme, tu troubles le ciel

Nos veines

Toi l’amour

Revient toujours

Retient le jour

S’incline au vent d’aimer

Car l’amour

Est à nous

Pour toujours

Toi l’amour

Revient toujours

Retient le jour

S’incline au vent d’aimer

Car l’amour

Est un Dieu

Pour toujours

Mylène Farmer – Toi l’amour – 2011

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 Maxivirus a lancé le manifeste pour l’égaylité, alors si tu es d’accord avec lui colle ce manifeste sur ton blog.

Je suis citoyen français, citoyen européen et citoyen du monde et je ne demande qu’à avoir les droits et les devoirs auxquels j’ai le droit de prétendre. Ma culture est française et j’aime les garçons.

–> Maxivirus, je suis d’accord avec toi sur ce point. Tu peux seulement prétendre à des droits et des devoirs tout comme le garantit la constitution ainsi que ce beau texte des Droits de L’Homme si souvent bafoué. J’aime aussi les garçons, les mecs, les virils et surtout mon Homme.

 Pour moi, le fait d’aimer les garçons n’est pas un choix, c’est un goût au même titre que j’aime les bons vins, certains films ou certains livres. Je ne me considère pas différent d’un hétéro, je n’ai juste pas le même goût que lui en matière de partenaire sexuel.

–> J’ajouterai également que le fait d’aimer le même sexe se révèle comme une évidence. Que le chemin est difficile pour s’accepter. Les détracteurs pourront dire alors qu’il existe malgré tout un choix…assumer ou non. Je rétorquerai que l’important, l’essentiel de la vie repose sur la vérité et non sur un mensonge.

 Or, lorsque l’on met en avant une CULTURE GAY (qui a parfaitement le droit d’exister au même titre que n’importe quel courant artistique comme la culture punk, gothique ou autres …) comme l’unique CULTURE qui représente ce que sont tous les gays, je m’insurge. Car on confond tout.

–> Il est cependant à noter que nous avons une certaine sensibilité, un certain goût de l’esthétisme et malgré tout oui un petit penchant queer. Mais Ok tout cela ne résume pas ce que nous sommes réellement…simplement des êtres humains lamda, presque ordinaires…

 Je ne veux pas d’un droit à la différence, je ne suis pas différent de tout autre être humain. Je veux un  droit à la l’indifférence, c’est-à-dire pouvoir tenir la main d’un garçon ou l’embrasser dans la rue sans être regardé comme un extra-terrestre, c’est-à-dire vivre ma vie comme je l’entends sans avoir à crier sur les toits que je préfère les garçons.

–> Facile à dire…faut changer la mentalité de toute la société et ce n’est pas gagner d’avance. Pour pouvoir prétendre à l’indifférence, ce que j’aimerai tout comme toi, c’est aussi avouer qu’il y a effectivement une différence. Personnelllement j’aime être différent, j’arrive maintenant à en jouer après bien entendu en avoir beaucoup souffert. C’est cette diffférence qui effectivement me fait remarquer et qui inconsciemment modifie mon comportement en société. Effectivement j’aimerai bien que la première pensée que les gens ont de moi n’est pas ma sexualité…simplment pour le moment j’ai comme l’impression d’avoir un néon sur le front affichant « warning….he’s gay ! »

 Je ne veux pas être considéré comme faisant partie d’une minorité, je veux juste être considéré pour ce que je suis, c’est-à-dire un homme, un citoyen, ma préférence sexuelle ne faisant pas de moi ce que je suis elle n’a pas à me différencier de tout autre homme, et c’est à ce titre que je dois avoir le droit de pouvoir me marier, adopter …

–> Les statistiques te feront toujours tort…Oui pour le mariage avec sans doute un autre terme à définir et en tout cas les mêmes droits civiques qui en découlent…l’adoption pourquoi pas puisque nous sommes issus pour la grande majorité d’entre nous de couples hétérosexuels (le bon modèle parait-il pour l’éducation…).

Certes, les associations ont utilisé la provocation afin que l’on puisse se faire entendre et c’était le seul moyen pour y arriver, mais aujourd’hui, à ce que je sache on a le droit à la parole, alors autant l’utiliser pour se faire entendre. Alors que le combat se pose sur la défense de nos droits à être considéré comme les autres et non plus à nous différencier, car en cherchant à marquer une différence, on s’auto-guettoïse, on se colle une étiquette qui n’est que perche tendu à ceux qui nous haïssent justement parce que l’on est différent d’eux, comme si la préférence sexuelle était le seul critère qui fait qu’on est normal alors que c’est encore le plus tabou des sujets.

–> No comment tu lis dans mes pensées

 Oui, je suis gay et non je me reconnais pas dans le discours des associations de défenses des droits des gays.

–> Pas entièrement d’accord…certaines associations prônent également de droit à l’indifférence.

 Le monde a changé, on peut aujourd’hui ouvertement parler pour défendre nos droits, alors ne gâchons pas nos chances en se positionnant sur un vecteur d’image qui ne fait que renforcer le naturel de l’homme à savoir la peur de ce qui est différent.

–> Tu veux parler sans doute des gay-pride ? C’est sans doute une image réductrice mais elle fait partie de nous. Je ne défile pas parce que je ne me reconnais pas dans ce genre de manifestation mais c’est paradoxalement une partie de moi que je n’exprime sans doute pas. Même dans notre différence il ya des versions différentes, des virils, des minets, des effeminés, des crevettes, des bears, des imberbes, des SM, des fisteurs,des accros au golden shower, des prudes,…acceptons nous entre nous déjà ce sera déjà un grand pas et allons tous ensemble vers cette indifférence tant recherchée.

En tout cas Merci Maxivirus pour ce manifeste

Et vous ça vous dit quoi tout cela ?

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Depuis le temps qu’il me tourne autour et qu’il me fait du rentre dedans j’ai bien été dans l’obligation de céder à ses avances…en tout bien tout honneur…car je ne suis pas son prince charmant même s’il pense que je suis le mec idéal. Mais refuser une offre pareille ça ne se fait pas d’autant plus qu’il est difficile aujourd’hui d’accéder au rang de star sans passer par la case promotion canapé…même si je crois qu’il n’aurait pas refusé…Tu as toujours voulu en savoir plus sur le volatile qui sévit dans ce nid, tout connaitre de son origine, de ses gouts….alors file donc ici pour mieux appréhender l’animal…juste un petit conseil quand tu franchis les portes du maitre des lieux porte un masque et des gants car il est extrêment virulent et intensemment cntagieux…je t’aurais prévenu !

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Ou l’histoire mécanique du Poussin Vol 1.

Depuis tout petit, et je le reste encore aujourd’hui par la taille (non non je ne complexe pas…je dis juste une vérité…), les voitures m’ont toujours fasciné. Surtout leur côté esthétique, leur vélocité, leur puissance. Je ne m’y connais pas en mécanique et mettre les mains dans le cambouis ne m’a jamais intéressé sauf si le mécano en bleu de travail a des atouts intéressants…Simplement je reconnais pratiquement toutes les marques et les modèles, je sais choisir une motorisation et les bonnes options. C’est sans doute un héritage familial. Mes parents ont toujours eu de bonnes et belles voitures avec de la reprise comme on dit. J’ai appris à conduire dès 16 ans par le système de l’apprentissage anticipé de la conduite vulgairement appelé « conduite accompagnée ». J’ai pu faire mes premières armes sur un petit bolide, celui de ma mère, doté d’un moteur turbocompressé de 160 chevaux dont la puissance était comparable à celle d’une moto de forte cylindrée. Autant te dire tout de suite que ma mère n’était guère rassurée de me prêter le volant pour que j’effectue mes 3000 km réglementaires mais elle a eu du courage, de la patience et certainement des courbatures glutéales à force de se crisper tout en essayant de freiner dans le vide ! De ce fait il m’est resté cette sensation de vitesse, de confort et de sécurité les points essentiels à mon goût dans le choix d’une voiture. Cependant les finances ne sont pas toujours compatibles avec ces critères et à 18-19 ans tu n’as pas forcément les moyens d’acheter la voiture de tes rêves…Tu t’en remets forcément à tes parents dont la crainte de te voir tuer dans un accident est aussi grande que la catastrophe nucléaire de Fukushima. Alors ils choisissent un véhicule adapté au jeune novice, chauffard en puissance que tu risque de devenir, et à leur possibilité financière du moment. J’ai eu le plaisir sans mentir de me découvrir pilote de karting car mon premier véhicule, aussi âgé que moi au moins lors de son acquisition par le biais d’un réseau d’ami d’ami tellement étendu que la mafia napolitaine fait figure d’un petit gang de rue à trois tête à côté, fut la fierté incarnée de l’industrie automobile britannique, l’indétrônable et indémodable Mini ( l’actuelle est certes classe et chic…voire TRES chic mais elle est devenue allemande par la même occasion…mais je ne vais pas cracher sur ce pays…hi hi hi).

De couleur rouge bordeaux (tiens prémonitoire non…) ma première titine (ouais c’est comme ça que je l’ai affectueusement surnommée…va comprendre Charles) affichait une minuscule cylindrée de 9OO cc pour une puissance nominale d’une quarantaine de chevaux essoufflés avant d’avoir commencé leur grand steeple chase et cela même en débit de quatre vitesses disponible de série !!…Elle exprimait cependant ma liberté de mouvement, mon indépendance routière. Elle avait un moteur quatre roues et un volant et remplissait parfaitement sa fonction de mobilité, me permettant d’effectuer mes allers-retours hebdomadaires entre mon lieu d’étude et le domicile parental. Le confort était réduit au strict minimum. Un chauffage central pour les hivers rigoureux, pas de ventilation pour l’été, pas d’autoradio,…juste le…minimum. Il fallait jouer sur la tirette du starter pour tenter de la faire démarrer du premier coût puis ajuster le sur-enrichissement de l’or noir pour éviter de noyer le moteur. Un régal de simplicité. Notre histoire d’amour n’aura duré que six mois. Une rupture tragique, violente, que je n’ai pas vu arriver. Aucun signe annonciateur. Rien. Sauf le dernier matin où j’avais envie de prendre l’air. Muni de ma clé (pas de manivelle mais je crois que ça aurait pu être le cas tellement elle était hors d’âge…), je sors par un beau matin d’hiver content de retrouver ma maîtresse anglaise. Et là c’est le drame. Je ne la reconnais plus, elle qui était si mignonne avec son sourire chromée. Elle avait dû pleurer toutes les larmes de sa carrosserie rutilante car je voyais bien des traces de son rimmel s’écouler sur le bitume. Que dis je des traces…une véritable mare noirâtre et luisante…ah ça pour sûr Dukan aurait été fière de ma petite anglaise….plus une trace de graisse à l’intérieur…un véritable suicide savamment organisé…une éventration parfaite à la Dexter. Ce n’était point des larmes que je voyais mais bien son sang, sa chair, son huile….Plus de lubrifiant pour ses pistons…un moteur fendu en deux tout comme mon cœur ce matin là. Il fallait que je me fasse une raison. Ma mini venait de mourir de vieillesse…

J’ai appelé mes parents pour trouver du réconfort après cette terrible perte. Fini l’Angleterre. Je devais découvrir un autre monde très bientôt…

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Quand ton patron t’offre des bouteilles de vin en guise de remerciement pour service rendu, j’envisage dans un premier temps la sympathie du geste et de l’attention mais rapidement s’immisce le doute de la paranoïa visant à croire qu’il s’agit plus d’un pot de vin, permettant au dit commanditaire de pouvoir innocemment demander un autre service puisque finalement il t’a payé le premier et que tu n’as pas pu refuser vu que c’est ton patron qui offre la tournée et qu’accessoirement je ne crache pas sur du vin. Refuser de rendre un service n’est pas très bien perçu au niveau de la hiérarchie hospitalière. Il est d’usage que les plus jeunes s’inclinent face aux volontés des plus anciens même si souvent il s’agit plus de profiter de la candeur des novices ou de ceux qui ne savent jamais dire non sans doute par crainte des représailles éventuelles. Je ne sais pas dire non et c’est bien là un de mes plus gros problèmes au boulot. Reprendre une garde au pied levé.(il ne s’agit pas du service que j’ai rendu…)..c’est souvent à Poussin à qui l’on demande parce qu’il dit souvent oui. J’avoue oui. Tout simplement parce que lorsque c’est techniquement possible ( à savoir que je n’ai rien prévu le soir même et que j’ai la possibilité de récupérer le lendemain ), je trouve qu’il est normal de rendre service ne serait-ce que pour répondre à l’exigence de la continuité obligatoire des soins, pilier principal du service public qui m’emploie . Et je n’attends rien en retour. Je connais trop bien mes collègues et leur fonctionnement interne. Je suis vraiment leur opposé question raisonnement et organisation de planning. Le bon sens lorsque tu organises ta vie professionnelle trois mois à l’avance c’est d’éliminer d’emblée les dates qui pour des raisons purement personnelles vont coincer genre un mariage, une fête d’anniversaire, un concert, les vacances éventuelles…bref les dates que tu connais d’avance et qui te sont chères. Ensuite tu établis ton planning prévisionnel de garde et tu peux alors organiser ta vie sociale et privée en conséquence. Je t’assure que cela est tout à fait gérable à condition toutefois d’être entouré de personnes compréhensives qui te demandent tes disponibilités avant de décider de la prochaine sauterie. Cette façon de faire je m’y tiens afin d’essayer de ne jamais demander à bouleverser le planning ainsi établi car j’ai toute raison de croire que mes collègues ne vont pas pouvoir me reprendre ma garde (j’ai testé une ou deux fois…et comme par hasard personne ne pouvait la faire CQFD). Et là bien sûr j’ai la naïveté de penser que mes collègues raisonnent pareil. BIIIIIIIP penses tu !! Oh non ils ont un diner ce soir là (qu’ils n’ont même pas penser à décaler), les enfants à garder, une séance d’aquagym nocturne, un marathon le lendemain….j’exagère mais parfois la véracité des prétextes n’est pas très loin….bref et donc pour accorder leur vie personnelle à leur envie ils changent à tout va leur garde. Sauf que maintenant, je suis beaucoup mais beaucoup moins flexible car j’ai appris à dire (un peu) non et ça les embête bien et ce d’autant plus qu’il n’y a pas si longtemps que cela on m’a reproché de faire trop de gardes…ben voyons….je vous laisse deviner qui !

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Un peu en avance sur le calendrier puisque l’agenda officiel de Dame nature nous l’annonce pour le 20 mars prochain. Pourtant la météo clémente depuis une dizaine de jours, enfin je parle surtout de ma région qui me gratifie d’un ciel azur estampillé 18°C, laisse entrevoir ce que le printemps va nous offrir…ranger ses gros pulls dans l’armoire, en ayant pris soin de ne pas les mettre au fond car avril nous réserve souvent quelques jours hivernaux, commencer à se sentir plus léger en enlevant quelques couches protectrices et laisser deviner ses formes derrière un tissu plus léger pour le plaisir des yeux. En cela Armani n’a pas attendu pour nous dégainer sa nouvelle icône, remplaçant astucieusement un Ronaldo arrogant sur le terrain toujours à l’affût de la caméra pour afficher son meileur profil et s’admirer tellement il est beau et qu’il le sait sur les nombreux écrans suspendus autour des terrains de jeu. Caliente toujours et quoi de mieux qu’un petit cul bien rebondi, ferme et musculeux, ambassadeur naturel de son propriétaire au sang espagnol pour prendre la place du ténébreux brésilien ? Les ingrédients sont similaires pour porter les hormones à ébullition et faire swinguer les caleçons des garçons sensibles. Une photographie en noir et blanc pour sublimer et gommer les imperfections, une lumière divine, un corps d’athlète bien bâti, huilé à outrance pour que les gouttelles d’eau mettent en valeur les courbes et les attributs du modèle…parce que entre nous avez vous déjà obtenu sur une photo ou sur un film le même résultat, celui où l’eau est parfaite en petite goutte qui ne ruisselle pas ? Des poses suggestives, et vas-y que je te tourne et retourne et reretourne. Et oh Focus un moment stp. Un regard aguicheur. Des travellings étudiés sur son bas ventre aux bonnes tablettes régulières, un plan furtif sur son entrejambe et là forcement c’est le moment de la pause marketing pour le jeans, deux images sur l’underwear côté pile le tout noyé dans l’eau, les pompes et les revers de Nadal. Au final la fièvre t’est montée à la tête, t’as vraiment chaud mais tu ne sais pas pour quel produit tu as vu la vidéo et c’est bien là le problème du marketing de la mode…même si cette pub est alléchante, elle me donne pas forcément envie de me glisser en underwear Armani alors qu’une certaine marque elle réussit bien son coup sur ma carte dorée.

Et toi t’en dis quoi du Nadal tout mouillé ?

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Je te vois

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